Il y a quelques années, la centrale de Clairvaux était un mythe en terme de sécurité pénitentiaire. Cette réputation a malheureusement été mise à mal par la récente découverte de videos publiées clandestinement par un de ses occupants célèbres. Ce genre de fuite est-elle évitable à l’avenir ? Est-il possible de concilier l’accès à la technologie pour les détenus et un verrouillage des communications sur le réseau ?
Le problème de l’accès aux PC
Donner accès à des ordinateurs à des détenus est sans aucun doute une source de fuite d’information importante au sein des centres pénitentiaires. Interdire l’accès à un PC peut toutefois paraître être une mesure excessive. Encadrer très fortement leur utilisation paraît donc indispensable. Tout PC laissé à disposition d’un détenu devrait l’être sous condition d’être dans une configuration sous contrôle du centre pénitentiaire. En effet, en supposant la mise en place d’un compte administrateur uniquement accessible à certains membres du personnel pénitentiaire, il serait possible de restreindre très fortement les actions de l’utilisateur détenu (y compris la communication avec des réseaux extérieurs ou des périphériques tels qu’une clé USB ou une carte SD) et de tracer les actions de l’utilisateur a posteriori en cas de soupçon de fuite. De telles configurations peuvent être standardisées afin d’éviter d’engendrer des coûts importants.
Le problème de l’accès aux smartphones
Au delà du contrôle des détenus pour leur empêcher d’avoir accès à des terminaux mobiles et a fortiori smartphone, il paraît utile de disposer de mesures préventives au cas où cela se produirait malgré tout (c’est en effet visiblement difficile à prévenir à ce jour dans nos prisons). Aujourd’hui de nombreux brouilleurs peuvent être utilisés de manière plus ou moins ciblée sur les zones à risque. Wifi, gsm, 3G… potentiellement, tout réseau peut-être brouillé avec des appareils pouvant avoir plusieurs centaines de mètres de portée. C’est d’ailleurs, semble-t-il, une demande récurrente des gardiens… à adopter d’urgence ?

