
Le mobile évolue... la criminalité aussi.
Si les smartphones constituent incontestablement le secteur connaissant la plus forte croissance dans l’univers des NTIC depuis les 3 dernières années, beaucoup de travail reste encore à accomplir pour maîtriser tous les effets de ses nouveaux usages.
Parmi ces conséquences, la plus délicate à gérer est probablement le fait que nos téléphones contiennent de plus en plus d’informations sensibles susceptibles d’être dérobées… parfois pour le meilleur – quand cela permet à des enquêteurs d’obtenir des informations dans le cadre d’affaires criminelles -, souvent pour le pire lorsque des éléments sensibles (numéros de carte bleue, carnets d’adresses, mots de passe…) finissent par tomber entre de mauvaises mains !
Marc Lemercier, enseignant-chercheur à l’UTT a donc lancé en 2011 le projet CyNIC (Cybercriminalité, Nomadisme et Intelligence éConomique). D’une durée de trois ans, celui-ci se propose d’apporter des solutions innovantes aux problèmes de sécurisation des appareils nomades et notamment des smartphones. La recherche porte sur 4 axes :
- le premier est l’évaluation des équipements d’investigation numérique dédiés aux smartphones. En effet, la plupart des outils existants ne prennent en compte que les aspects concernant la téléphonie. Cependant, ces nouveaux appareils sont plus proches de micro-ordinateurs que de simples téléphones et demandent de revoir en profondeur les techniques d’investigation.
- le second axe est centré sur la problématique de prévention des fuites de données et de protection contre la cybercriminalité dans le cadre de la mobilité. Et pour cause : l’émergence rapide des smartphones a été peu anticipée par la plupart des entreprises et leurs services informatiques… et encore moins par les particuliers !
- le troisième axe s’intéresse aux solutions de sécurisation des logiciels pour équipements nomades en évaluant les outils existants et en proposant également le développement d’outils plus adaptés aux problématiques d’entreprise.
- enfin, le dernier axe sera consacré aux problématiques d’intelligence économique, de vie privée/professionnelle et aux aspects juridiques. Ces recherches porteront notamment sur des problématiques touchant les sciences sociales comme la perte d’anonymat, le renoncement à la vie privée et les différents recours juridiques.
Outre l’Institut Charles Delaunay de l’UTT, plusieurs partenaires accompagnent Marc Lemercier et son équipe tout au long du projet : l’IRCGN de la Gendarmerie Nationale, la société Devanlay, la SARL Eutech SSII, l’ADIT et le cabinet d’avocats Alain Bensoussan.